La famille de Michaël et l' Association "Soutien à Michaël Blanc" - ASMB confient encore dans la justice indonésienne. Ils gardent leur confiance aux paroles de l'Ambassadeur d'Indonésie en France, S.E. Adian Silalahi, qui leur rendit visite à Bonneville le 3 août 2001, et qui s'engagea devant les autorités françaises locales et régionales, ainsi que devant la presse et la télévision française, à remettre personnellement à Mme Megawati Soekarnoputri la demande de grâce pour Michaël au nom de la famille et du peuple français. Il exprima aussi à cette occasion la volonté sincère de son gouvernement de trouver une issue heureuse à cette triste histoire qui dessert l'image de l'Indonésie parmi les Français. Oui, ils gardent leur confiance mais ne peuvent pas s'empêcher d'être troublés quand ils lisent chaque jour dans l'édition internationale du grand quotidien indonésien "The Jakarta Post" comment les choses se passent pour d'autres détenus. Il leur est très difficile de ne pas comparer les procès et les peines pour des délits similaires. Et alors ils doutent.
Des personnalités de premier plan comme Jacques Chirac, Président français, Bertrand Delanoë, Maire de Paris, Ben Bella, ancien Président de l'Algérie et ami personnel du Président Soekarno, père of Megawati, se sont adressés à la Présidente Megawati Soekarnoputri pour appuyer la demande en grâce de Michaël Blanc. Sans résultat ni réponse aucune à ce jour.
On peut ajouter que la famille et l'Association ont appris, de sources indépendantes, que Michaël est très bien considéré par les autres prisonniers, les gardiens et même le Directeur de la prison de Kerobokan. Sa conduite a été sans reproche et il contribue toujours à améliorer les conditions de vie et le moral de ses codétenus.
La famille et l'association de soutien s'efforcent pour découvrir pourquoi Michaël souffre de cet ostracisme et pourquoi les personnalités qui ont pris sa défense n'ont reçu, à ce jour, aucune réponse.
Michaël n'a jamais été ni toxicomane ni trafiquant. Il n'a pas de fortune cachée ni de compte en banque et il gagnait à peine de quoi vivre comme beaucoup de jeunes de sa génération. Qu'est-ce qui joue contre lui ? Pourquoi prolonger cette situation qui ne peut qu'envenimer les relations entre l'Indonésie et la France ? Pourquoi le gouvernement indonésien désavoue son propre ambassadeur aux yeux de l'opinion française ?